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 La Bataille de Ferrum [à lire impérativement]

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Besmereth
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MessageSujet: La Bataille de Ferrum [à lire impérativement]   Jeu 7 Juin 2012 - 23:03




Ferrum, Ferrum, ô toi la vaste et morne plaine
Qui vit chacun des peuples tomber à genoux
Qui fut témoin passif de l'orgueil, de la haine
Peut attester encore des augustes courroux




Les poètes chantent la bataille de Ferrum comme ils ont chanté toutes les batailles. Mais au son de leur voix, l'auditeur comprendra que ce récit, plus vrai que nature, est teinté d'amertume. Mais laissez moi, illustre voyageur qui entrez en ces terres de Novérïah, vous conter ce tournant de notre Histoire.

Le monde était entré dans un difficile âge de paix avec la réunification des deux continents humains, Novérïah et Gracia. Mais qu'en était-il des autres races ? Les orcs, vaincus par l'Alliance, se terraient dans leurs hautes terres du nord, au coeur desquelles ils livraient encore une farouche bataille avec les Nordskas, leurs ennemis et voisins. Les Elfes, plongés dans leurs vastes forêts, ne se préoccupaient plus des affaires du monde, diminués tant dans leurs forces que dans leur fierté par la trahison des humains, abattus par leur lutte contre leurs frères sombres. Les Nains demeuraient des commerçants, menant de bons termes avec les humains et profitant donc de leur période faste. Les sombres, eux, demeuraient enfouis dans leur cité souterraine en attendant l'heure de pouvoir frapper le monde. Enfin, les Arteias, devenus bien peu utiles depuis l'anéantissement des géants, tâchaient de se rendre utiles en se faisant les messagers des peuples. Il n'en restait plus beaucoup.

La suprématie humaine mettait à mal les autres cultes, et chacun des peuples diminués commença doucement à vouloir réagir.
Les Elfes décrétèrent que c'en était assez, que la mascarade n'avait que trop duré, et qu'il était temps pour le Beau Peuple de retrouver sa splendeur d'antan.
Les Orcs assurèrent qu'ils ne pouvaient ainsi demeurer sur une défaite, et qu'il faudrait vaincre cette fois, ou périr.
Les Sombres prétendirent qu'ils avaient eu la clémence de laisser vivre assez longtemps ces sous-races, mais que le moment était venu de reprendre le pouvoir sur Novérïah.
Les Nains, bien que jouissant du privilège de commercer avec le peuple dominant, nourrissaient en secret la rancune de voir leur Déesse aussi bas dans l'estime des autres peuples ainsi que leur propre considération être réduite aux seuls intérêts commerciaux.

Dans le même temps, un oracle de la Tour d'Ivoire, du nom de Voldaneth, fit une terrifiante prédiction :

A Ferrum vous serez
Chercherez le secret de la Domination
A Ferrum vous vaincrez
Trouverez l'arme de toutes les Destructions.


Chacun des peuples réagit de la même manière : il fallait trouver cet endroit et rapporter ce qu'on y trouverait afin d'asseoir la suprématie de la race une bonne fois pour toute. Les rumeurs et les discussions allèrent bon train au sujet de cette prédiction, mais celle qui demeura fut la suivante : chacun était persuadé qu'à Ferrum se trouvait enfoui le marteau qu'Einhasad avait jeté sur les Géants dans sa fureur... la plus terrifiante des armes qui ai jamais existé.

Les Dieux même en vinrent à concevoir de la convoitise au sujet de cette arme, abandonnée sur la Terre sans possibilité de retour... Einhasaad se mit en tête de le récupérer, mais en secret, ses enfants conçurent les mêmes plans... Pa'agrio, car il estimait que sa création avait été flouée et battue sans honneur. Maphr, assurant qu'avec sa victoire viendrait une paix éternelle, voulut le marteau pour ses enfants. Shilen, animée toujours par son désir de vengeance, réagit immédiatement en espérant parvenir enfin à son but d'anéantissement des autres Dieux et Races. Eva désira l'arme, espérant que son peuple retrouverait confiance en lui et pourrait à son tour instaurer une paix durable. Sahya, lui, se tint à l'écart de ces considérations : fils du vent et maléable, il se contenta d'observer, son instinct ne le trompant pas sur ce qui allait se produire... Il en fut de même pour Gran Kain qui, de dépit, s'était éloigné de la Terre... du moins c'était ce que les autres Dieux supposaient.

Chaque Dieu choisit un être de sa race et le nomma son champion. Ils furent nommés les Archontes et reçurent en don une force et une puissance magique phénoménale. Ils mèneraient leur peuple dans la bataille et récupérerait l'arme pour leur Dieu attitré.




Les armées se mirent en marche, et traversèrent les flots pour se rendre à Sombreterre (Hellbound), où se trouvait la plaine de Ferrum. La nuit était épaisse, et il fut décidé naturellement que le combat aurait lieu à l'aube.
Dans la nuit, on raconte que chacun des Archontes reçut la visite de son dieu tutélaire et qu'il leur fut confié de précieuses armures enchantées, lourdes de magie, afin de remporter la bataille.

Au cours de cette même nuit, Gran Kain serait descendu sur la terre révéler la vérité du monde à un groupe hétéroclite... mais nul n'a jamais su ce qu'ils sont devenus au cour de la plus grande bataille de l'Histoire.

Le combat commença peu avant l'aube, car il n'était pas question de pourparlers et de négociations. Les Dieux, chacun gagné par la volonté de voir triompher son peuple, pour des raisons plus ou moins louables, leur avait insufflé le désir d'être intransigeants.
Les Arteias, effrayés par la terrible bataille qui semblait se préparer, préférèrent fuir à jamais les terres de Novérïah... jamais plus on n'en revit parcourir les cieux.

La plaine de Ferrum résonnait des chants beaux et terribles des elfes, des clameurs sanguinaires des Humains, des coups de tambours inquiétants des fiers orcs... la ligne naine, imperturbable, faisait résonner sur les boucliers des coups de marteaux qu'on entendait dans toute la plaine. Et beaucoup comprirent avec surprise qu'ils savaient manier la hache autant que la chopine. Au loin, parmi les ombres, s'élevaient les prières terrifiantes des prêtres sombres...
Lorsque l'on sonna la charge, la terre entière trembla. Ce fut comme si Maphr avait tout à coup décidé de soulever le sol. Mais cette fois, la déesse n'y était pour rien : ce n'était là que l'expression de la fureur universelle.

Les armées se percutèrent dans une violence inouïe. Le fracas des lames était assourdissant, et l'acier brillait dans le pâle soleil de l'hiver, qui fut bientôt rejoins par la mate clarté du sang qui jaillissait. Car le premier et seul assaut fut terrible.
Le gros de la bataille faisait rage, et les Archontes furent bientôt, en tant que champions, en plein coeur de la mêlée sanglante. C'était leur destin que d'être réunis pour combattre les uns contre les autres... et chacun songeait mettre en déroute ses adversaires en en venant à bout.

Leurs armures étincelantes vibraient de magie, et la tension ambiante était à son comble. Les mages alentours avaient de plus en plus de mal à maintenir leurs propres flux, écrasés par ceux des Archontes. La débauche de magie était d'une rare violence, l'air semblait épais, dense, presque tremblant, comme sous l'effet d'une intense chaleur...
Bientôt, les cinq champions furent réunis, et un espace se forma tout naturellement autour d'eux... ils se firent face : les cinq plus grandes figures mortelles que le monde ait jamais porté, nommés par les Dieux eux-même pour les représenter sur la terre.

Le choc fut indescriptible. Lorsqu'ils se lancèrent à l'assaut, la densité magique augmenta brutalement, démultipliée par l'aura émanant des armures légendaires qu'ils portaient. Une éblouissante lumière s'éleva de la terre en une longue colonne comme pour venir frapper le ciel, et le temps parût comme suspendu...
Soudain, la colonne de lumière redescendit brutalement, venant exploser contre le sol de la plaine dans un fracas monumental, inondant Ferrum de son rayonnement irrésistible. De l'épicentre de l'impact se développa une violente onde de choc qui se répandit partout. Aucun mage ne résista au souffle magique engendré par la rencontre des cinq puissances divines. Mais les guerriers ne furent pas anéantis : hébétés par ce qui venait de se produire, ils restèrent immobiles. Il ne restait plus aucune trace des Archontes et de leurs légendaires armures. Pourvus trop brusquement de la puissance divine, ils n'avaient pas eu assez de temps pour apprendre à la maîtriser... et avaient été annihilés par elle. Un silence de mort s'abattit sur la plaine.

Mais hélas, le combat n'était pas terminé. L'onde magique, sinueuse et vicieuse, rassemblant en son sein toute la haine et toute la violence qu'avaient accumulés les Archontes, s'était introduite jusqu'à l'âme des belligérants...
Au bout de quelques longues secondes qui parurent une éternité, la bataille reprit, plus violemment encore que précédemment. Ce fut un véritable carnage : les guerriers, frénétiques et hors de tout contrôle, ne pensaient plus que par la mort de leurs adversaires. La retraite n'était plus possible. Pourtant, elle fut sonnée, par les rares individus ayant encore assez de force et d'esprit pour comprendre que cette bataille n'aurait pas d'issue. Malheureusement, rien n'y fit.

Les cors désesperés résonnèrent en vain au coeur de la plaine sanglante. De longues heures plus tard, il ne resta plus des cinq formidables armées qu'un monceaux de cadavres.
Depuis ce jour, les plaines de Ferrum, et par là tout le continent de Sombreterre, à jamais altéré par cette monstrueuse onde de magie pure, parût comme maudit. Les aventureux qui essayèrent de s'y rendre depuis n'en revinrent jamais.




La sanglante bataille de Ferrum demeure un souvenir funeste dans la mémoire de tous les peuples comme l'évènement qui anéantit la quasi totalité de leurs forces.
Les elfes y perdirent l'intégralité de leur aristocratie, et on dit qu'une seule guerrière seulement revint de Ferrum. D'après les rumeurs, elle vit encore. A la suite de cette débâcle, les elfes prirent la décision que le moment était venu de reconstruire. Les défaites avaient été trop nombreuses.
Les sombres ne furent qu'une poignée à rentrer, piteux, blessés et abattus, à Threzz't, pour annoncer au peuple la mort de la Matriarche. Le peuple sombre en fut extrêmement diminué moralement, et ils devinrent les êtres les plus méfiants du continent.
De même que les sombres, les orcs furent bien peu à revenir de Ferrum. Après la bataille et leur cuisante défaite, ils demeurèrent dans leurs terres du Nord où ils continuèrent de combattre leurs ennemis et voisins, les Nordskas.
Les nains subirent les mêmes lourdes pertes que les autres. Ils reprirent leurs activités sur le continent, reconstruisant leur culte et poursuivant le commerce. Les temps étaient difficiles, car le commerce avait beaucoup souffert de la baisse générale et brutale de la population du monde.
Les humains furent les plus nombreux à revenir de Ferrum, mais ils y perdirent leur Empereur Amadeo et le plus gros de leur hiérarchie militaire. La vingtaine de rescapés perpétra la mémoire de cette grande bataille en la racontant, et cette mémoire fut consignée dans des livres, qui devinrent des légendes.

La bataille de Ferrum marqua dès lors le début d'une nouvelle ère, et un nouveau calendrier fut instauré. Depuis ce jour funeste, 234 ans se sont écoulés. Les humains ont reconstruit leur civilisation et reconstitué une armée bien qu'encore fragile. Les elfes, désireux de ne plus rester cloîtrés dans leur cité et d'essuyer encore de terribles défaites, sortent peu à peu, et cohabitent depuis quelques années au sein de la ville de Heine avec les humains. Bien que les échanges soient parfois encore difficiles, l'atmosphère est à la reconstruction. Les orcs et les sombres, encore méfiants, ne cherchent pour le moment plus à s'étendre, mais il est impossible de déterminer s'ils ne fomentent pas quelque méfait... Les nains sont actuellement les mieux lotis, car ils profitent du commerce qui a tendance à refleurir sur les terres de Novérïah.

Une cinquantaine d'années après la bataille de Ferrum, les humains découvrirent l'île de Gevurah au large à l'ouest des cotes de Gludin... et une nouvelle espèce fut découverte, les Kamaels. Ceux-ci, vivant en autarcie jusqu'alors, s'ouvrirent à ce monde en reconstruction.

Depuis ce jour sanglant, aucun nouvel Archonte ne fut découvert parmi les peuples. L'échec du premier essai persuada peut-être les Dieux de ne pas retenter l'expérience. Mais il y eut encore plus grave : suite à la défaite de chacun des peuples lors de cette bataille, on ne vit plus aucun miracle ou manifestation divine se produire. Les pouvoirs liés aux Dieux demeurèrent, puisqu'ils existent toujours, mais ils ne se manifestèrent plus aux yeux des peuples, vexés et honteux d'avoir provoqué un tel carnage.

Mais plus de deux siècles ont passé, et peut-être, suite aux prières et aux suppliques régulières adressés aux Dieux par leurs fidèles, ceux-ci consentiront à revenir se préoccuper du monde...

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